Les traditions chamaniques de tous les pays rapportent des actions sur les éléments climatiques, faisant tomber la pluie ou calmant des tempêtes.

Stanislas Grof

Le psychiatre Stanislas Grof, rapporte avoir participé à des rituels chamaniques réalisés par un chamane huichol (peuple indigène vivant au centre-ouest du Mexique), nommé Don José :

« La cérémonie la plus extraordinaire et la plus mémorable que nous ayons vécue avec Don José eut lieu dans la Grande Bâtisse d’Esalen, à la fin des années 1970, en plein milieu d’une sécheresse catastrophique qui sévissait en Californie depuis plusieurs annéesDurant toute cette période la pénurie d’eau fut critique. L’agriculture californienne fut gravement menacée et des personnes vivant dans des maisons luxueuses ne pouvaient ni tirer la chasse d’eau, ni laver leur vaisselle.

Avant de commencer la cérémonie, l’un des participants suggéra en plaisantant : « Don José, une sécheresse terrible sévit en Californie ; on devrait peut-être faire une cérémonie pour qu’il pleuve. » Personne ne le prit au sérieux, sauf Don José.

Après quelques instants de réflexion, et a la surprise générale, il accepta. Pour nous qui ne comprenions pas les chants de Don José en langue huichol, cette cérémonie ressemblait à d’autres que nous avions effectuées dans le passé. Le tambour, les chants et la musique se poursuivirent toute la nuit, entrecoupés de quelques pauses.

Le lendemain matin, alors que le groupe se dirige vers l’océan, des gouttes commencèrent à tomber :

Esalen Institute et océan Pacifique

« Tandis que nous descendions … vers l’océan, la fine pluie se transforma rapidement en averse.  Arrivé au rivage, Don José se tint debout sur un rocher plat, à environ trois mètres au-dessus de l’eau, posa son offrande près de ses pieds, puis se mit à chanter.

Ce jour-là l’océan était très calme, mais quelques minutes après qu’il eut commencé à prier, nous fûmes tous stupéfaits de voir se former à la surface de l’eau, une unique vague géante qui avançait rapidement en direction de l’endroit où se tenait Don José. Cette énorme masse d’eau atteignit le rocher avec une force prodigieuse, en formant à sa crête une spirale qui balaya doucement l’offrande disposée sur la roche, sans même mouiller les pieds de Don José» …

« A ce stade, il pleuvait littéralement des cordes et nous étions tous trempés… » (1)

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Winifred G. Barton

Winifred G. Barton, une écrivaine canadienne, rapporte avoir assisté à l’action d’un chamane amérindien qui provoqua une pluie intense :

« Cela se passait en 1938 (…) la terre était complètement desséchée sous le soleil (…) les propriétaires, les fermiers, les travailleurs et les éleveurs de bétail ne faisaient pas seulement face à la dépression économique, mais il semblait que toutes les forces de la nature se révoltaient contre l’inefficacité de l’homme. »

Le vieux « cri » ( en anglais « Cree ») expliqua que l’indien qui allait officier à la cérémonie était beaucoup plus âgé que lui et qu’en fait, il s’agissait du dernier « vrai guerrier » (…)

Puis, sans avertissement, le ciel s’obscurcit, d’énormes coups de tonnerre résonnèrent (…) et en quelques secondes des torrents de pluie tombèrent … des rivières de pluie ! » (2)

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(1) Stanislas Grof  « Quand l’impossible arrive » Guy Trédaniel éditeur (page 109)

(2) Hilarion   North Surrey    Colombie britannique  cité par Winifred G. Barton  « Les pouvoirs psychiques »  Ed Robert Laffont (page 58/61)

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