De manière logique, la loi d’équilibre de l’Univers s’exprime par la réciprocité éthique et mécanique : toute action entraîne un déséquilibre qui est compensé par une action identique en retour.

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Ethique de la réciprocité ou Règle d’or :

L’éthique de réciprocité est énoncée dans presque toutes les religions et cultures, dans les préceptes philosophiques antiques, dans les religions, aussi bien que dans l’humanisme athée, dans le concept moderne des droits de l’homme ainsi que dans les théories de science politique, de sociobiologie et de psychologie évolutionniste « Traite les autres comme tu voudrais être traité » ou « Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse ».

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Bible

La règle d’or dans la Bible :

La formulation la plus répandue de la Règle d’or en Occident est issue de la Bible : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Lévitique 19,18).

Le Christ-Jésus en fait l’essentiel de toute la loi : «Jésus lui répondit : Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme, et de toute ta pensée. C’est le premier et le plus grand commandement.

Et voici le second, qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même.  De ces deux commandements dépendent toute la loi et les prophètes. »

(Matthieu 22 :37-40)

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Emmanuel Kant

La règle d’or dans la philosophie de Kant :

L’impératif catégorique kantien s’inspire de la règle d’or : « Agis de façon telle que tu traites l’humanité, aussi bien dans ta personne que dans tout autre, toujours en même temps comme fin, et jamais simplement comme moyen. » (1)

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Richard Dawkins

Règle d’or en biologie :

En biologie aussi, la stratégie de coopération ou donnant-donnant (tit for tat) apparait comme la plus efficiente. Richard Dawkins, biologiste et étologiste britannique, dans son documentaire « Nice Guys Finish First « , « Les gentils finissent premiers », expose le concept d’altruisme réciproque en biologie.

Pour l’observateur superficiel, le don (altruisme) est une perte puisque l’on donne sans rien recevoir en échange.

Mais ce qui s’observe dans la nature est un « altruisme réciproque », un mécanisme de coopération entre deux organismes, dans lequel le don entraine automatiquement un don en retour (réciprocité), ce qui génère un bénéfice commun pour les deux organismes.

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Essaim d’abeilles

La règle d’or chez les insectes sociaux :

Les colonies d’insectes sociaux, fourmis, termites, abeilles et guêpes, suivent strictement l’éthique de réciprocité : chaque insecte exécute sans faute, les tâches pour lesquelles il est programmé, pour le bien de la colonie.

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Robert Axelrod

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Règle d’or dans les sociétés humaines :

En sociologie, comme en biologie, la règle d’or s’impose, même si elle n’apparait pas ainsi à l’observateur superficiel.

Robert Axelrod démontre dans son livre « The Evolution of Cooperation », que la coopération est la meilleure stratégie de réussite à long terme.

Il a inspiré le serious game « The Evolution of Trust » de Nicky Case, qui y reprend le dilemme du prisonnier et démontre que tout repose sur la coopération.

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Réciprocité et non-dualité :

La réciprocité est inséparable de la non-dualité, puisque chacun étant tout à la fois, lui-même et le Tout : ce qu’il fait à l’autre est automatiquement fait à lui-même. Le support d’action de cette réciprocité est une émission d’énergie perceptible sous forme de couleurs : les auras.

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Auras – dessins extraits du livre « Les robes de lumière » d’Anne et Daniel Meurois-Givaudan

Les auras, perception visible des énergies émises :

Toute pensée, actée ou non, s’accompagne de l’émission d’énergie qui peut être visible par un petit nombre de personnes. C’est par cette énergie que va s’opérer la réciprocité, car chaque énergie va, en quelque sorte, à court, moyen ou long terme, attirer une énergie équivalente.

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Une illustration de la non-dualité :

La réalité non-dualiste est totalement contre-intuitive : au quotidien nous percevons l’autre comme étant l’autre, sans le moindre doute.

Nous pourrions illustrer la non-dualité en comparant deux configurations différentes d’ordinateurs :

Ordinateur massif et décentralisé

A gauche un ordinateur massif et à droite la même capacité de calcul divisée en milliers ou millions de micro-ordinateurs parfaitement connectés. Dès lors que l’interconnexion serait parfaite, il n’y aurait aucune différence fonctionnelle entre la configuration massive et la configuration décentralisée.

De même, chacun de nous, dans sa conscience synthétique ou logiciel de l’infinitude, est parfaitement connecté avec le Tout, ainsi qu’en témoignent certains mystiques et expérienceurs.

Il résulte de cette interconnexion, que tout acte ou pensée même non actée, correspond à une quantité d’énergie, positive ou négative, enregistrée par l’ensemble et entrainant une automatique réciprocité.

Il s’agit de la base du karma ou relation de cause à effet.

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(1) Emmanuel Kant  « Fondements de la métaphysique des mœurs »  Trad Alain Renaut  (page 108)